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Le rapport AC/A est une commande cérébrale qui envoie les axes se croiser à l'endroit où l'on commande la netteté de l'image pour des yeux corrigés ou sans défaut optique. En d’autres termes, le rapport AC/A est la quantité de convergence accommodative (celle qui est induite par le « zoom ») en fonction de la force du « zoom » utilisée par les yeux. Il y a un lien direct entre l'accommodation et la convergence. Ce lien est trop ignoré du monde orthoptique et ophtalmologique. Si pour commander la netteté on envoie trop ou pas assez de puissance de « zoom » pour compenser un défaut optique, les axes vont se croiser en avant ou en arrière de l'endroit voulu avec, pour résultat, une diplopie ignorée ou perçue. Cette convergence est en principe toujours puissante et ne dépend presque pas de l'écart anatomique des yeux. Le rétablissement d'un rapport AC/A correct influe directement sur la posture de la tête, le cerveau n'ayant plus à chercher le calage en reculant la nuque pour soulager la convergence ; en levant le menton pour caler avec les adducteurs bas ; en déviant le visage à gauche pour éviter de contracter l'adducteur droit, etc. Le rapport AC/A est un facteur constant de chaque cerveau. Un traitement ne peut pas le modifier, par contre il peut s'être adapté de façon à compenser un défaut optique non corrigé. Cela est rare et se produit dans la petite enfance seulement.

Une personne hypermétrope, non corrigée, doit « zoomer » plus qu'il ne faut pour voir net. Ses axes visuels vont presque toujours se croiser en avant du plan fixé, en fonction du rapport AC/A. La personne se retrouve donc en diplopie ignorée, avec une vision reçue en double par le cerveau sans qu'elle en soit consciente. À l'inverse, une personne légèrement myope (yeux en forme de loupe), non corrigée, voit trop gros de près. Si la myopie est faible, elle peut avoir 10/10 en vision de loin, corrigée elle aurait 13/10. De près, elle voit trop bien, et même si elle a eu la chance d'avoir une correction optique, elle ne veut pas la porter parce que ça lui demande un effort de « zoom » désagréable, voire douloureux, le muscle étant faible. Le résultat est que la convergence du rapport AC/A va être trop faible, les axes visuels vont se croiser en arrière-plan de la fixation, et la personne se retrouve également en diplopie. En état de réception double, le cerveau tente de tirailler les muscles « loucheurs » et la nuque pour ramener les axes de visée sur le plan de fixation. Il a aussi la possibilité, dans la petite enfance, de neutraliser fortement l'image d'un oeil. Cela signifie la perte de la vision stéréoscopique, l'oeil neutralisant s'échappe et, au pire, c'est une des origines du strabisme et de l'amblyopie.

Lorsque l'on corrige tard un myope (tard c'est déjà à 5 ans!!) le muscle du zoom est mal entrainé et peut dysfonctionner de près, l'influx nerveux de la commande peut être envoyé trop fort pour l'activer et donc par ce fait provoquer des spasmes de ce muscle ainsi qu'un dérèglement de l'AC/A...

Dans ce cas, rééducation orthoptique, si pas efficace voir prisme de près pour ésophorie, faible et provisoire, chez les adultes on peut tenter une petite addition de près provisoire pour augmenter progressivement la puissance du muscle du "zoom", chez un adulte proche de la presbytie on met une addition définitive.

On associe aussi les gouttes de correctol çà aide parfois

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